Le cyberespace

Le cyberespace est le terme forgé par le romancier William Gibson, pour décrire un lieu dépourvu de murs au sens concret du terme, voire de dimensions physiques. Dans ces derniers, les données mondiales sont structurées sous la forme d’un support visuel et traversable- économie fluide de l’information centrée sur les électrodes du commerce transnational, qui fournissent une interface neurologique directe. Ce type de cyberespace n’existe pas et ne peut pas exister actuellement. Un tel espace électronique est un monde imaginaire. Dans le monde réel, le cyberespace est l’endroit où les conversations téléphoniques ordinaires ont lieu, où les courriers électroniques vocaux et les messages électroniques texte sont stockés et échangés. Dans cet espace des graphiques crées par l’ordinateur sont transmis et transformés, le tout sous la forme d’interactions, d’une part entre les innombrables utilisateurs et d’autre part, entre les utilisateurs et l’ordinateur lui-même.
Le cyberespace se présente comme un espace indéfini. Un espace virtuel d’ordinateurs tous reliés entre eux grâce à des réseaux qu’explorent les « cybernautes », dont les systèmes nerveux sont directement branchés sur les réseaux grâce à une prise fixée sur leur crâne. Le cyberespace comporte beaucoup de caractéristiques qui prennent de l’importance lorsqu’on envisage la problématique de sa régulation. Il peut être considéré comme une « illusion », c’est « une hallucination consensuelle ». Il peut être considéré aussi comme une réalité, mais une réalité dans « un monde virtuelle ». Un monde d’ordinateurs en réseaux de télécommunications, de logiciels et de données informatiques, avec une présence sentie dans un monde physique, c’est donc une « réalité virtuelle ».
Le cyberespace est un espace complexe à comprendre. Il est à la fois naturel et artificiel. Naturel car sa source est naturelle : le monde réel. En même temps il est un espace artificielle. Tout d’abord le langage utilisé est artificiel - celui des mathématiques - en commençant par le codage fondamental (0,1) et en finissant par des équations mathématiques de plus en plus élaborées. Ces équations sont comme le germe d’une infinité d’images dont la plupart n’ont pas de correspondance dans le monde naturel. Le cyberespace est aussi artificiel parce qu’il résulte d’une technologie sophistiquée, mis en oeuvre par l’être humain. Le cyberespace agit comme un transformateur du réel en imaginaire, et du réel en imaginaire. Une véritable transformation, réelle, imaginaire est possible grâce à l’information quantique, par exemple, la substitution de l’argent substantiel (papier) par la monnaie informatique n’est qu’une illustration élémentaire de cette transformation d’une grande généralité. À cet égard, il n’est ni déterminé ni indéterminé, il permet la mise en jeu de la notion de niveau de réalité et de la logique du tiers inclus. Il est potentiellement un espace transculturel, et transnational, c’est donc l’espace du choix humain.
Le cyberespace ne résulte pas d’une conception consciente globale, et n’est certainement pas guidé par une idée simple ou un plan. C’est un « réseau » où des idées disparates sont constamment façonné en de nouvelles fonctions, de nouvelles structures, de nouveaux protocoles qui sont ajoutés au système existant. C’est un système sans principes de base ni formats de conception définis et immuables.
Pour aller plus loin
- Lanonymat sur Internet
- Le vol d'identité dans le cyberespace
- La preuve numérique dans le cyberespace