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Le Cyberterrorisme

                                                              

                                               

             

Le « terrorisme » et le « cyberterrorisme » sont deux dérogatoires au droit commun; leur but est de toucher un nombre indéterminé des victimes, suivant un processus aléatoire. Ce qui donne un caractère si absurde et choquant à l’acte. Selon le « U.S. Department of State », le cyberterrorisme représente « la violence politiquement motivée prémédité commise contre les cibles non-combattants par des groupes nationaux ou internationaux ou des agents clandestins ». Il s’exprime de deux manières : d’une part il peut s’agir d’attaques physiques contre les systèmes d’informations (comme l’attentat du World Trade Center ), et d’autre part il peut s’agir d’attaques logiques contre les sites militaires ou gouvernementaux.

 

Aujourd’hui les terroristes traditionnels peuvent remplacer leur arsenal tel que les bombardements et les meurtres par des nouvelles méthodes, comme les armes de Radiofréquence. Cependant, le cyber-terroriste qui ne travaille pas hors du cyberespace peut exister aussi. Il peut renoncer aux méthodes conventionnelles de terrorisme, en utilisant la technologie informatique pour commettre le piratage informatique ou le démenti de service. Aussi, le sabotage des systèmes informatiques qui contrôlent la circulation aérienne pour faire écraser les avions, ou l’accès à une base de données pharmaceutiques afin de changer la formule de quelques médicaments essentiels. Le cyberterrorisme ou le « cyberguerre » peut être donc considéré comme « l’arme des pauvres ». L’équipement de la base d’un cyberterroriste se limite à un ordinateur, un modem, connexion au réseau Internet et le savoir faire.

 

Ces divers travaux ont permis de déterminer des secteurs clés à protéger, notamment : l’énergie, les transports, les télécommunications, les finances, les services d’urgence et les services publics. Cela montre l’étendu des menaces du  cyberterrorisme. Pour cette raison, la chambre des représentants aux Etats-Unis a adopté en Octobre 2001 une loi intitulée « Patriot Act » acronyme de « Provide Appropriate Tools Required to Intercept and Obstruct Terrorism », que l’on pourrait traduire par « Donner les Outils Appropriés pour Déceler et Contrer le Terrorisme ». Cette loi donne de nouveaux pouvoirs aux autorités dans la lutte contre le terrorisme.

 

Parmi ceux-ci, notons essentiellement quelques mesures qui concernent directement l’environnement électronique: (a) Le partage de l’information, où des procédures simplifiées et des droits élargis pour permettre aux agences gouvernementales (CIA, NSA, INS, et autres services secrets militaire) d’échanger leurs informations et de les croiser ; (b) la collecte proactive d’informations, où les agences gouvernementales peuvent recueillir pro activement des informations en dehors d’une enquête, sans le signaler aux personnes visées, et les réutiliser éventuellement ultérieurement si une enquête devait viser ces personnes. La mise en œuvre est particulièrement aisée puisque le gouvernement a admis l’existence et le fonctionnement de Carnivore qui permet de suivre à la trace les courriers et consultations Web; (c) l’élargissement des écoutes, où tout en allégeant le contrôle judiciaire sur les écoutes (si l’écoute est effectuée afin de lutter contre le « terrorisme » elle est exemptée de ce contrôle).

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